Ecrire.

Ecrire.

Souvent on me demande comment je trouve les mots... Comment je parviens à traduire les maux. Je ne les cherche pas, je ne les trouve pas... C'est eux qui viennent à moi. Ils sont la, à l'intérieur... Entre ma tête et mon coeur. Ils sont la, je ne les ai pas invité, je ne les ai pas solicité, mais ils sont la... Entre le futur, le présent et le passé. Ils traduisent ma vie, mes ressentis... Ils traduisent tellement de choses, ils sont la à chacune de mes métamorphoses. J'écris, je laisse aller, j'écris, je laisse ma plume danser. Sans me demander s'il y a un sens, sans me demander comment prendre la cadence. Les mots et les maux... Ils me connaissent bien plus que je ne les connais... Ils arrivent à laisser transparaitre, ce que je ne cesse de cacher... Pourquoi faudrait il les trouver les mots? Ils me trouvent assez souvent... Peut être trop, ils disent tellement... J'aime écrire, j'aime les mots... Parfois trop... Ils me font peur aussi... Mais ils sont en moi, mais ils sont ma vie... Sans mot quelle tristesse, sans mot quelle detresse. Comment ferais je si je ne pouvais pas écrire, comment ferais je puisque je ne parviens que rarement à "dire"... Ce que je ne montre pas, je le laisse au mot... Ce que je ne dis pas, je le laisse au mot... J'écris sans trop penser, j'écris bien loin de toute dictée... J'écris pour me libérer.

# Postato domenica 14 giugno 2009 08:55

Modificato domenica 23 agosto 2009 13:43

Les attentes.

Les attentes.
Hier "il" m'a demandé ce que j'attends de la vie, des rencontres... Je suis restée la, devant sa question... J'ai cherché les mots, j'ai cherché au milieu de mes maux... Je voulais répondre, mais je ne savais pas trop. Je voulais répondre, mais il me manquait des mots. Je n'attends rien de la vie... Non, je n'attends plus rien... Elle est faite d'incertitudes la vie. Comment pourrais je me projetter vers demain... On peut imaginer ce qui sera, mais on ne peut rien affirmer... A quoi bon penser au dela... A quoi bon se perdre dans des "il pourrait". La vie elle peut surprendre, de la vie je ne veux plus rien attendre. Des nuages au soleil, des rivages, aux merveilles... Parfois la vie sourit, parfois la vie fait mal... Rien n'est jamais acquis, ce qui est certitude peut devenir entaille. Avant j'imaginais, je rêvais... A ce qui pourrait être, mais n'a jamais été... Oui mais avant ce n'est pas maintenant... Maintenant j'imagine plus. Le présent est déja flou, je me suis assez perdue... Attendre quoi?! Attendre une vie que l'on voudrait et que l'on a pas. Attendre un futur que l'on rêvait, mais qui ne viendra pas... Attendre et se risquer à la deception, aux désillusions. Non je n'attends plus rien, non je ne veux plus imaginer demain... C'est ce que je lui ai dis, à "lui". Que les barrières d'hier constituent ma force, que demain je ne connaisse plus les mêmes entorses. Que j'apprenne chaque jour de la vie, sans l'attendre, me laissant surprendre... On est pas au paradis. Les rencontres?! Je n'en attends pas plus... A chacune son histoire, sa force, son intensité. A chacune sa mémoire, à chacune sa durée. Les rencontres m'apportent, m'emportent... Mais je n'ai plus l'envie ni le courage de voir plus loin que le présent... Trop de liens qui ont changé de rivages, de sincérité qui ont laissé place aux faux semblants. Je ne veux pas attendre, je ne veux plus... Croire à des liens qui deviennent cendre, je me suis assez perdue... Alors je vie chaque rencontre, je prends ce qu'il y a à prendre, je donne ce qu'il y a à donner... Mais je n'attends pas la suite, je n'estime plus les durées... Il m'a écouté, il a lu mes mots... Il a été pris de plein fouet, il ne s'attendait pas à ces mots... Pourtant ce sont les miens, pourtant de la vie, des rencontres je n'attends rien... Je veux juste avancer, grandir, murir, sans imaginer, sans espérer puis souffrir... Le présent à déja du mal à se conjuguer, j'ai trop longtemps connu comme seul temps le passé... Le futur n'est pas dans mes possibilités... Voila, ces mots que j'ai cherché...

# Postato domenica 14 giugno 2009 09:08

Modificato domenica 23 agosto 2009 13:46

C'est vrai...

C'est vrai...
C'est vrai j'ai changé, et pourtant je suis restée la même. C'est vrai je me suis rendurcie, j'ai appris la valeur des "je t'aime". C'est vrai j'ai muri, je prends la vie comme elle vient. C'est vrai j'ai grandi, j'apréhande moins les lendemains. C'est vrai j'ai tracé ma route, je me suis donnée les moyens d'avancer. C'est vrai j'ai résolu des doutes, j'ai tiré un trait sur certaines personnes du passé. C'est vrai j'ai fait des erreurs, mais je les ai assumé aussi, c'est vrai j'ai estompé quelques unes de mes peurs, j'en ai de nouvelles dans ma vie. C'est vrai j'ai pris conscience de l'essentiel, je me suis délivrée d'attaches sans profondeur. C'est vrai je suis devenue rancunière, je ne pardonne plus tout. C'est vrai je suis restée entière, des critiques je me fou. C'est vrai je prends soin de l'apparence, ca peut paraitre superflu. C'est vrai je me suis affirmée, c'est une évidence, mais je ne me suis pas perdue. C'est vrai j'ai tourné des pages, et écrit de nouvelles. C'est vrai j'ai aussi changé de rivages, j'ai découvert le vrai soleil. C'est vrai j'ouvre moins mon coeur, les épreuves m'ont rendu méfiante. C'est vrai j'ai développé ma pudeur, mais je sais à qui donner ma confiance...

Je sais tout cela, et bien plus encore...Oui, c'est vrai, j'ai changé pour certains... Mais je suis restée la même. Je continue sur le même chemin, avec ceux dont la main et restée dans la mienne.

Etre celle qui rit, qui amuse la galerie. Celle qui écoute, soutient, dans les épreuves et dans le doute, celle qui tend sa main. C'est au fond, ce que j'ai toujours cherché, tout au long de ces années. Ne laisser paraitre que la partie joyeuse de mon être, pouvoir au mieux cacher les douleurs qui m'animaient. Je ne souhaitais pas laisser entrevoir qu'au milieu des rires, il pouvait aussi y avoir du noir. Je préferais l'illusion du bonheur, face aux autres, protéger mon coeur. Me livrer à qui, pourquoi... Je serais alors devenue celle qui parle, et je ne voulais pas...

Parce qu'il m'a fallu tomber trés bas pour ensuite me relever. Parce qu'il m'a fallu ouvrir les yeux sur certaines choses pour pouvoir ensuite avancer. J'ai vu noir, aujourd'hui je vois en couleur... J'ai su capter vos mains, vos mots, vos lueurs! Parce que ceux qui restent font ma force, parce que ceux qui délaissent ne font plus ma faiblesse... Je suis passée par des tunnels, je n'en voyais pas la fin... A force de larmes, de colères, de perditions, j'ai retrouvé le chemin, MON chemin. Merci à ceux qui savent me dire STOP, à ceux qui savent être la, et me redresser. J'ai longtemps cru que j'étais la seule à pouvoir me comprendre, à pouvoir m'aider. J'ai fini par entendre, vos mots, vos conseils, aprés être passée trop souvent à côté. Perte de confiance, comportements en déviance... Des pleurs pour des détails, l'ouverture de nombreuses entailles. Mais il faut de tout pour faire une vie, ma vie. Je suis de ces filles extrèmes, de ces filles qui passent du rires aux larmes, du bonheur aux drames. Rien est parfait, je ne suis pas parfaite, et surtout je suis une éternelle insatisfaite. HAPPY SMILE. Je croque chaque instant, MERCI à vous d'être toujours présents!

# Postato domenica 14 giugno 2009 09:02

Modificato lunedì 27 luglio 2009 10:32

Secret défense.

Secret défense.
Il a fait de son enfance
Un gouffre, un secret défense
Pas le temps de rêver
Tout en elle il avait volé

Avec le sourire il venait la
Il lui disait c'est un jeu, elle n'y croyait pas
Petite mais consciente
Encore aujourd'hui il la hante

A certains on lit des histoires
Mais à elle ne demandez pas d'y croire
Lorsque son regard se posait la
Elle devenait esclave et lui devenait roi

Elle priait, elle fermait les yeux,
Elle quittait son corps, pour aller vers d'autres lieux
Il voulait jouer pour gagner la partie
Pas de lançé de dès, son sort était prédit

Un peu plus chaque fois, il salissait son ame
Il restait le roi, même devant ses larmes
Ses mains n'étaient plus siennes
Elle aurait aimé dire, "ce sont les miennes".

Elle a grandi, mais n'a jamais oublié
La trace est indélébile, elle ne peut s'effacer
Un secret défense, qui gache une enfance
Si certains ont rêvé, elle n'a pas eu cette chance

Il lui disait que ce jeu devait rester muet
Qu'il était entre elle et lui, que c'était un secret
A quoi bon parler lorsqu'on sait où cela mène
Il aurait toujours été le roi, et elle jamais la reine

Elle a toujours espéré qu'il aille en enfer
Avec tous les hommes comme lui qu'il y a sur cette terre
Dans le bilan de sa vie, il reste une brulure
Lorsqu'on parle de lui, c'est son coeur qui censure...

Elle a écrit de nouvelles pages dans son histoire
Mais il lui arrive d'avoir peur parfois dans le noir
Il fait partit du passé, elle le sait
Mais quand il ressurgit, elle a mal comme jamais

# Postato domenica 14 giugno 2009 09:54

Modificato domenica 23 agosto 2009 13:49

Le clown.

Le clown.


Il rit c'est son métier... Il amuse, c'est pour cela qu'il est formé. Le clown rend joyeux, le clown se doit de paraitre heureux. Aux yeux des enfants il est le roi, l'humour et la fantaisie sont ses seules lois. Sur scène, dans la rue, devant vous, devant eux... Il se tient debout, construit un monde merveilleux. Sans faille, sans entaille... Un monde parfait, pour faire rêver. Etre celui qui fait rire, être celui que l'on aime voir... Il ne transmet que le meilleur jamais le pire, il est synonyme d'espoir. Etre clown c'est paraitre, c'est cacher et se cacher une partie de son être. Il n'y a pas de masque plus épaie que celui-ci... Un semblant de luminosité et derrière, bien des sequelles de la vie... Le clown veut croire, le clown veut se persuader... Mais lorsque vient le soir, il ne lui reste que ses larmes pour pleurer. Le masque s'enlève, le show s'achève... Il n'est plus celui qui joue, il est celui qui survit... Même si c'est l'idole pour beaucoup, il est seul face à sa vie... Un métier comme une facade, un métier comme une fuite... Pourtant il aimerait être capable d'écrire autre chose par la suite... Le jour il donne du rêve, de la magie... Le soir tout ceci s'achève, il retrouve son quotidien maudis... Deux vies pour une seule personne... Celle qu'il crée chaque jour, et celle qui lui appartient... Cette opposition souvent lui joue des tours, il est en équilibre sur un fil, il se raccroche à trois fois rien... Il a beau être adulé, il a beau être demandé...Il se sent seul face à sa solitude, avec le temps s'instale comme une sorte de lassitude... Certains jours il n'a plus la force de faire rire, pourtant il enfile le masque, et garde en lui le pire...

# Postato domenica 14 giugno 2009 10:13

Prise d'otage.

Prise d'otage.

Parfois je suis absente, parfois je suis à moitié la. Lorsque mon coeur désenchante, ou simplement quand j'ai besoin de me retrouver avec moi... Je peux parler puis me taire, je peux être la puis avoir besoin de changer d'air. J'aime les gens, j'aime le monde qui m'entoure... Rien dans ce que je donne ne ment, je suis sincère lorsque je parle de "toujours". De ma famille à mes amis... De mes copains à de simples rencontres... Je ne triche pas, je ne tricherais jamais... Je donne ce qui est en moi, je donne lorsque j'ai l'envie de donner. J'écoute, je conseille... J'apaise les doutes, ou tout du moins j'essaye. Je partage leurs rires, leurs peines, leurs sourires, leurs haines... Mais quelques fois je ne peux pas, je ne peux plus... Quelques fois c'est plus fort que moi, je fuie avant d'être perdue... Ce n'est pas contre eux, ce n'est contre personne... Je suis comme tout le monde, parfois je me relève, et d'autres fois je tombe... J'ai besoin de ma solitude, besoin de mes instants de silences... Il ne faut pas croire qu'à travers eux, reflète comme une absence. Je ne serais jamais trés loin, ils ne seront jamais oubli... Aujourd'hui comme demain, ils font partis de ma vie... Seulement c'est comme ca, seulement c'est en moi... J'ai besoin de m'envoler, j'ai besoin de m'évader... Sans eux, sans personne... Juste avec moi même, juste pour me retrouver. Avec mes joies comme mes peines, me perdre dans mes pensées... Certaines fois ils ne comprennent pas, certaines fois ils jugent mes silences... Sans chercher à aller au dela, ils parlent de l'absence... On a tous besoin de son jardin secret, on a tous besoin de sa propre liberté... Il n'y a pas un manque d'amour, ni même un manque d'attention... quelques fois les reproches sont lourds... et sont plus forts que de raison... Je n'ai pas l'envie de me justifier, je n'ai rien à prouver... A chacun ses pensées, à chacun sa manière de percevoir... Lorsque je donne c'est en toute sincérité, je ne demande à personne d'y croire... Je suis comme je suis, je n'ai pas la prétention d'être parfaite... J'assume mes réussites, j'assume mes défaites... J'assume oui. Je n'ai pas envie d'être prise en otage, je n'ai pas l'envie de me sentir en cage... De faire quelque chose parce que je suis forcer à le faire, d'avoir à parler alors que je souhaiterais me taire... Mes silences sont un besoin, mes silences ne sont pas des rejets... Il en sera de même demain, c'est ma manière à moi de procéder...

# Postato domenica 14 giugno 2009 09:13

Modificato domenica 14 giugno 2009 09:50

J'étais...

J'étais...


Quand j'étais petite, moi j'y croyais aux contes de fées... Potions magiques, monde idilique, bonheur parfait, moi j'en rêvais des contes de fées... Je m'imaginais une vie sans rature, je m'imaginais une vie sans blessure... Où tout n'est que bonheur, où tout n'est que douceur... Petite rêveuse, petite songeuse... Ces contes que l'on ne cessait de me lire, ces contes que je voulais moi même écrire... "un jour, je serais comme elle...Un jour moi aussi j'aurais des ailes"... Un jour n'est pas venu... Petite fille grandit, petite fille murit... L'enfant sort de sa bulle, l'enfant découvre la vie... La vie avec ratures, la vie avec blessures... Pas de poussière d'étoiles, pas de robes avec des grands voiles... Petite fille cesse de croire... Tous ces livres lui ont raconté bien trop d'histoires... Avec le temps elle s'est lassée de ces récits de mondes parfaits... Elle avait beau rêver, ses ideaux ne sonnaient plus vrais... Petite fille avance dans la vie, Petite fille oublie parfois de rêver... Petite fille a peur devant certaines réalités...Les adultes l'effraient, les nuages deviennent réguliers... Elle cherche désespéremment à retrouver sa bulle, pour se protéger... Protéger des autres, protéger de la vie... Petite fille n'arrive pas à accepter que le quotidien soit ainsi... Quelques fois encore, elle essaye de déssiner, les contours d'un conte de fées... Quelques fois encore, elle se plait à penser, à ses rêves lointains qui l'ont auparavant émerveillés... La petite fille devient grande... Elle continue le livre de son histoire, en acceptant les ratures, en acceptant les trous noirs... Elle le sait, rien est lisse, rien est parfait... Pourtant dans le livre de son histoire, certains passages s'intitulent "contes de fées"... Certains passages qu'elle n'oubliera jamais... Contes de fées à sa manière... Tout n'est pas tout rose, tout n'est pas sans faille, mais sur ces pages la, ce sont de jolis rêves qui sont devenus réalité...

# Postato domenica 14 giugno 2009 09:59

Modificato domenica 14 giugno 2009 17:18

Je vais bien, ne t'en fais pas...

Je vais bien, ne t'en fais pas...


"Je vais bien ne t'en fais pas"... C'est ce que j'ai l'habitude de dire... Quand les larmes coulent, quand je m'écroule... Je vais bien, ne vous en faites pas... Quand je rigole, quand je fais la folle... Je vais bien ne vous en faites pas... Quant tout me parait obscure, quand je suis face à un mur... Je vais bien ne vous en faites pas... J'ai peur de la faiblesse, j'ai peur de la detresse... Alors je la dissimule, alors je déhambule... Je ferme mes yeux pour que vous ne puissiez voir qu'ils sont en train de se noyer... Je ferme mon coeur, pour que vous ne voyez pas la peine déborder... Je vais bien ne vous en faites pas... Ca passe, tout passera... Il n'y à rien de grave, juste des petits maux...Alors je me réfugies dans les mots... Ils sont toujours la eux, Toujours avec moi, toujours en moi... Ils m'aident à prendre du recul, ils m'aident à trouver l'équilibre avant que je ne bascule... Je vais bien, ne vous en faites pas... C'est plus facile pour moi de vous dire cela... Je ne parviens pas à m'ouvrir, je ne parviens pas à vous dire... Alors je prends le large, alors je change de rivage... Sans aller trop loin, sans perdre chacune de vos mains... Je sais que vous etes la... Je vais bien, ne vous en faites pas... Je sais que vous etes la, même si je ne parviens pas à vous avouer mes faiblesses, je sais que vous êtes la, même si je ne parviens pas à vous montrer ma tristesse... Je vais bien, ne vous en faites pas... La vie c'est ca, la vie est faite de hauts et de bas... J'apprends, j'avance... Parfois c'est long, mais j'avance... Elle est solide mon armure, entre folie et regard voilé... Je joue bien souvent au dur, même si je suis un trop plein de sensibilité... Mais je vais bien, ne vous en faites pas... A chacune de vos questions, je répondrais cela...

# Postato domenica 14 giugno 2009 10:06